Édito du 4 mars 2022

 ÉDITO   La guerre de Poutine

L’ensemble de la communauté internationale est témoin avec effroi de la stratégie meurtrière de Poutine, dont aucune horreur ne semble plus l’arrêter. Ne nous trompons pas, cette guerre est voulue par Poutine (et non pas par le peuple russe).

Les actes du passé, Tchétchénie, Géorgie, Azerbaïdjan, déjà l’Ukraine en 2014 (Crimée, Donbass), la Syrie, et aujourd’hui même le Sahel avec ses mercenaires russes du groupe Wagner : sa longue et constante préparation depuis plus de 10 ans nous prouve que cette guerre est préméditée par Poutine comme moyen d’obtenir ce qu’il convoite.

Son discours sur l’OTAN et la soi-disante nazification de l’Ukraine sont des purs prétextes pour justifier sa guerre auprès des Russes. Ne nous trompons pas de cible dans ces moments si graves, et soyons aussi vigilants sur l’information et les réseaux sociaux, la guerre s’y joue également.

D’ailleurs, saluons les réponses, même tardives, des alliés européens et américains, et la capacité d’action réelle de l’UE. Une unité retrouvée dont nombreux commençaient à douter. Sans aucun doute, cette guerre a déjà bousculé l’ordre mondial établi. Nous rentrons dans une nouvelle ère, après celle de la guerre froide, puis celle de l’ère post-guerre froide.

Tous les dangers sont là, mais aussi des occasions de corriger des travers de cet ordre mondial sortant, comme celui des dépendances telle que l’énergie ou comme la subsistance des paradis fiscaux, dont les oligarques autour de Poutine sont parmi les plus grands bénéficiaires.

Enfin, et c’est le plus important, le plus urgent et le plus à notre portée immédiate, aussi en Loire-Atlantique – et nos collectivités l’ont déjà enclenché : notre reconnaissance, notre entière solidarité et notre aide massive doivent aller aux citoyen·ne·s ukrainien·ne·s, restés sur place ou réfugiés. Ce sont ces femmes et ces hommes qui aujourd’hui se sacrifient pour leur pays, pour la liberté, mais aussi pour notre espace de démocratie européenne… pour nous.

Frédéric ENGELMANN, Secrétaire fédéral en charge de l’Europe et de l’International.