Édito du 09 avril 2021

  ÉDITO  2e « visio du projet » :
Quelles politiques agricoles pour quelle alimentation demain ?

Cette nouvelle rencontre passionnante s’est déroulée le mercredi 7 avril de 20h à 21h. Quatre expert·e·s sont intervenu·e·s : deux membres de la commission agricole, Jacques Carroget et Dominique Michenot. Marie Savoy, Coprésidente de la Confédération paysanne 44 était notre invitée et nous avons reçu Éric Andrieu, Eurodéputé, qui suit les questions agricoles et notamment la réforme de la PAC (Politique Agricole Commune) en ce moment. Le débat était animé par Karine Daniel. La réalisation technique et artistique a été assurée par nos permanent·e·s. Qu’ils soient ici tous remerciés.

L’objectif pour demain est triple : nourrir tout le monde avec une alimentation de qualité et sans abîmer la planète. Pour y arriver, il faut relever plusieurs défis.

Tout d’abord, il faut assurer le renouvellement des générations d’agricultrices et d’agriculteurs qui vont partir en retraite. On estime en effet qu’un agriculteur sur deux partira en retraite dans les dix ans à venir. Le nombre d’exploitations pourrait alors tomber de 500 000 à 250 000.
Ce renouvellement suppose de favoriser l’installation de personnes non issues des milieux agricoles. Il faut donc les accompagner, après leur formation initiale. Il existe en Loire-Atlantique des associations, des coopératives qui pratiquent cet accompagnement. Le département les soutient. Conforter, lors des prochaines élections, la majorité de gauche sortante permettra de perpétuer ce soutien.

Après la formation et le soutien, il faut permettre l’accès à l’outil de travail : la terre. Les départements et les régions doivent donc se doter d’offices fonciers pour acquérir des terres disponibles et les redistribuer aux nouveaux entrants dans le métier.

La PAC inquiète. Les objectifs en ont été défini en 2018. L’engagement du Green Deal visant à ce que l’Union Européenne soit une terre zéro carbone en 2050 est intervenu postérieurement. Les stratégies sur la biodiversité et « De la ferme à la table », qui sont au cœur du pacte vert sont mal articulées avec le projet de PAC.
Aux difficultés de la PAC, il faut ajouter les problèmes posés par l’idéologie de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce). L’ouverture des frontières, l’interdiction de créer des stocks pour lutter contre les variations du prix des produits agricoles ne permettent pas de garantir un revenu aux producteurs.

On comprend donc à la lecture de ce bref résumé que se doter de départements et de régions orientés à gauche est un pas décisif pour de nouvelles pratiques agricoles tournées vers une alimentation de qualité. En juin 2021, il faut garder la Loire Atlantique à gauche et faire basculer les Pays de la Loire.

Dominique RAIMBOURG, Premier secrétaire fédéral