Revivez notre grand meeting européen à Rezé avec Martin Schulz et Isabelle Thomas

Lundi 12 mai à 19h30, à Rezé, le Parti socialiste organisait un grand meeting en vue des élections européennes, en présence de Martin Schulz.

Photos Mathieu Delmestre @ Parti socialiste

DÉBUT DU MEETING, INTRODUCTION DE CHRISTOPHE CLERGEAU ET MARYLISE LEBRANCHU

Christophe Clergeau introduit le meeting en remerciant l’ensemble des intervenants et des personnes mobilisées ce soir. Introduisant le débat européen, il ajoute «Pour une politique de gauche en Europe, il faut placer le PSE à la tête du scrutin et élire Martin Schulz à la présidence de la Commission européenne»

Marylise Lebranchu met en avant que l’Europe est un acte fort pour la paix, rappelant que Martin Schulz et elle sont issus de famille déchirée par la guerre, et d’ajouter : «nous n’avons qu’une peur, celle du retour de populisme».


INTERVENTION DE GÉRARD ALLARD, MAIRE DE REZÉ

Il poursuit «Je suis heureux et fier de vous accueillir ici à la Trocardière» :

Nous voulons inventer une Europe qui construit, qui agit, qui protège.

Il rappelle l’enjeu de cette élection, une élection continentale qui pour la première fois permettra aux citoyens de choisir le Président de la Commission européenne. Ce Président, ce sera Martin Schulz car «nous avons la conviction qu’il faut défendre une Europe qui donne la priorité à l’emploi, qui donne la préférence à l’économie réelle, qui rayonne dans le monde en portant les valeurs universalistes.


JOHANNA ROLLAND, MAIRE DE NANTES, PREND LA PAROLE

Nous sommes ici dans une circonscription qui était une partie celle d’Aristide Briand qui appelait déjà en 1930, une Europe politique.

Elle rappelle les domaines dans lesquels l’Europe agit concrètement dans nos territoires, citant l’exemple de l’IRTJules Vernes ou encore d’EADS. Pour la maire de Nantes, l’avenir de l’Europe passe aussi par le dialogue avec nos territoires : sources d’innovation et d’invention, des laboratoires d’expérimentation.

Et d’appeler à ce que Nantes pèse en Europe «nous devons renforcer l’alliance des territoires, impulsée sous Jean-Marc Ayrault, la nouvelle étape de collaboration avec St Nazaire, Rennes… travailler dans un partenariat renforcé avec le département. C’est aussi notre culture et nous le revendiquons.»

L’Europe n’est pas rejetée, mais c’est une meilleure Europe qui est voulue.


RETROUVEZ LA VIDÉO « UNE JOURNÉE AVEC MARTIN SCHULZ » DIFFUSÉE LORS DU MEETING :


Une journée avec Martin Schulz par PartiSocialiste


INTERVENTION D’ISABELLE THOMAS, TÊTE DE LISTE DANS LA CIRCONSCRIPTION OUEST

Isabelle Thomas remercie les militants présents au meeting et les équipes qui font campagne au quotidien.

Elle rappelle son attachement à l’Europe, un attachement dû en partie à son histoire familiale, rappelant :

L’Europe a toujours été pour moi une évidence, c’est un rêve de paix et de civilisation que nous devons défendre contre toutes les menaces

Aujourd’hui, c’est autant le réalisme que l’utopie qui nous impose l’Europe comme cadre politique. Il est nécessaire aujourd’hui de réorienter l’Europe, de lutter contre l’austérité.

L’Europe doit sortir des griffes de la droite qui la réduit à un grand marché.

Elle rappelle sa conviction indéfectible qu’il «existe une alternative», ajoutant «c’est en tant que combattante que je me présente à vous ce soir».

Sur le Front national et la montée des populismes en Europe, «c’est là aussi l’échec du néo-libéralisme».

Notre feuille de route est prête : mettre fin à l’austérité en créant des emplois par une politique de relance, la priorité jeunesse, un salaire minimum dans les pays de l’Union, un traité social européen. Voter socialiste le 25 mai c’est voter pour une nouvelle Europe.

Il ne faut pas en faire 28 élections nationales mais une grande élection continentale. L’Europe démocratique est un combat que nous devons défendre pied à pied. Pour la première fois nous pouvons choisir notre europe et décider de qui sera Président de la Commission européenne.


INTERVENTION DE JEAN-CHRISTOPHE CAMBADÉLIS, PREMIER SECRÉTAIRE DU PS

Jean-Christophe Cambadélis salue les participants du meeting avec un mot particulier pour Jean-Marc Ayrault qu’il remercie «d’avoir tant fait pour poser les bases du redressement dans notre pays. Merci et bravo à toi ! ».

Il débute par un discours de vérité : «La politique, mes chers camarades, consiste à partir des faits et débute avec un acte essentiel: « dire ce qui est ». Alors, je le dis: L’Europe va mal. L’Europe souffre de 10 ans de gestion lamentable à droite. En 10 ans, les Conservateurs ont presque réussi à défaire 60 ans de construction européenne. Ils ont abimé l’Europe. Pire, ils ont mené l’Europe à l’abîme, au bord d’un gouffre où elle est prête de s’engloutir. Car, non content d’imposer partout l’austérité et de laisser la précarité s’enraciner, ils ont pavé le chemin des populistes.»

Le désamour dont souffre l’Europe aujourd’hui c’est à la droite qu’on le doit. Voilà les faits ! Voilà la vérité !

Et d’ajouter : «Si la force de la politique consiste à « dire ce qui est », la médiocrité politique consiste, elle, à taire et à camoufler ce qui est. Les Conservateurs ne veulent pas dire la gravité de la situation qu’ils ont créée. Alors je vais le dire pour eux : Bruxelles est l’homme malade de l’Europe.»

Il faut le marteler : leur austérité est une erreur, leur Europe est un échec, leur bilan est la cause de la crise.

Et de rappeler qu’il ne faut pas se leurrer avec le slogan de l’UMP : «En France, l’UMP fait semblant de souhaiter une « autre Europe » et de chercher une nouvelle ligne européenne, ce qui n’est pas chose facile. […] Mais, derrière ce cirque il faut bien voir que leur ligne européenne est toute trouvée : c’est l’austérité budgétaire et l’orthodoxie monétaire. Cette ligne antisociale, on sait où elle mène : c’est la ligne droite vers le dépérissement de l’Europe. Et cela nous ne pouvons l’accepter. Cela, nous ne l’accepterons pas.»

Le Premier secrétaire rappelle que l’UMP cherche à détourner l’attention loin de Bruxelles et de Strasbourg, où ils ont la majorité, où ils sont aux responsabilités.

L’UMP mène vraiment une « drôle » de campagne.  Ils ont peur de leur ombre. Ils ont peur du débat. Pourquoi ? Mais, parce qu’ils ont honte de leur bilan, honte de leur Europe et même honte de leur candidat, Jean-Claude Juncker.

Et d’ajouter : «Il faut les sortir, si on veut sortir l’Europe de l’ornière, si l’on veut casser la logique austéritaire, si l’on veut libérer nos enfants du chômage, si l’on veut remettre les spéculateurs à leur place, si l’on veut, en somme, recréer de l’espoir en Europe et dans l’Europe.»

Jean-Christophe Cambadélis le sait, cette politique provoque chez nos concitoyens une très vive colère, et le FN récupère cette révolte.

Le Front national n’est jamais dans le registre des solutions, mais toujours dans celui des émotions et dans celui de la manipulation.

Madame Le Pen dit non à Bruxelles ? Mais, elle a toujours dit oui aux indemnités de Bruxelles ! Madame Le Pen se dit patriote ? Mais, au Front national, ils ne sont pas patriotes, ils sont nationalistes ! Oui, ils sont nationalistes et d’extrême droite. Ils ne veulent pas l’entendre. Ils ne veulent pas qu’on le dise. Alors, je le répète : ils sont nationalistes et d’extrême droite.

Et d’ajouter : Les nationalistes sont aux anges. Après avoir trouvé l’ennemi intérieur, le musulman, ils ont trouvé leur ennemi extérieur : l’Europe !

Jean-Christophe Camdabdélis rappelle que le FN n’a pas de candidat ni de programme au niveau européen. «La colère de nos concitoyens, ils ne veulent pas y répondre, ils veulent l’entretenir. Cette colère ils ne peuvent pas y répondre, car leur sortie de l’Euro, leur prétendue issue de secours est en fait une sortie sans issue : ils ne pourront jamais la réaliser.»

Le vote FN est un vote stérile. Stérile mais pas neutre : le vote FN est le vote utile de l’UMP. Voter FN c’est en effet empêcher la sanction des conservateurs sortants, voter FN c’est empêcher la réorientation de l’Europe. Le FN dans cette campagne est la béquille de l’UMP, leur seule chance de survie, leur seule chance de maintien à la tête de l’Europe.

et d’ajouter :

Madame Le Pen veut transformer les isoloirs en simple défouloir. Nous voulons en faire le tremplin de l’espoir pour demain.

Et de rappeler : «L’alternative, c’est le vote progressiste. C’est le seul vote utile car c’est le seul vote qui peut offrir un débouché concret à la colère de nos concitoyens. »

Jean-Christophe Cambadélis le scande : «Nous avons un candidat, Martin Schulz, et un programme de rupture, pour une nouvelle croissance. Il ne nous manque plus qu’une majorité. Nous ne pouvons plus attendre : il faut réformer l’Europe et corriger ses déficiences.»

>> Retrouvez nos propositions pour réorienter l’Europe

Et de rappeler que tout cela ne pourra voir le jour sans majorité au Parlement européen.

Mes amis, mobilisez-vous! D’ici le 25 mai prochain, chaque minute comptera, chaque tract comptera, chaque tweet comptera, chaque mot comptera. Car, le 25 mai, chaque voix comptera pour sortir les conservateurs du Parlement européen et pour empêcher les nationalistes d’y entrer.


INTERVENTION DE JEAN-MARC AYRAULT, DÉPUTÉ DE LOIRE-ATLANTIQUE

Jean-Marc Ayrault revient sur la place de la métropole nantaise dans l’Europe et sa confiance dans le travail de Johanna Rolland dans cette ville.

Il rappelle le travail des socialistes en Europe, comme Jacques Delors qui a signé l’Acte Unique européen. La France et la gauche ont réussi en Europe. Aujourd’hui l’heure est aux Etats continents et non aux Etats nations et c’est à la gauche avec la même détermination de travailler à la réorientation de l’Europe.

Aujourd’hui il ne faut pas orienter sa colère vers l’Europe mais contre la majorité qui a été à la tête de la Commission depuis 10 ans

Malgré tous ses atouts, la France, une France affaiblie est une France entravée qui n’a plus la force et ne peut jouer pleinement son rôle de leader. Si on veut une Europe forte il faut une France forte, si on veut une Europe juste il faut une France juste.

Il rappelle ce qu’apporte l’Europe dans nos territoires : les fonds européens, la PAC,…

«Les vieilles nations européens doivent former un bloc de solidarité, tenir bon sur leurs principes.» citant l’exemple de l’Ukraine. L’Union doit se doter d’une doctrine de défense.

Il évoque le dumping salarial, social et la réforme de la directive sur les travailleurs détachés : «la paupérisation est devenue la plaie de l’Europe. Il faut l’Acte Unique pour le travail et les travailleurs et c’est à la gauche de mener ce combat».

D’un point de vue commercial il ajoute : «L’Europe doit faire appliquer la réciprocité sociale et environnementale dans les échanges commerciaux»

Le vote aux européennes ne peut être un exutoire, le 25 mai c’est un vrai choix politique qui est à l’ordre du jour, c’est celui d’une alternative. Nous sommes la seule force capable de former une majorité de progrès et c’est notre responsabilité de la réaliser. Notre responsabilité est historique !


INTERVENTION DE NOTRE CANDIDAT MARTIN SCHULZ

Martin Schulz commence son discours en rappelant l’enjeu de cette élection, pour la première fois, les citoyens vont pouvoir choisir le président de la Commission européenne et d’ajouter :

Je voudrais devenir le premier président de la Commission européenne élu démocratiquement, grâce à vous, à votre soutien !

Il exprime ses propositions :

1) Fiscalité des entreprises : le pays du profit doit être le pays où l’on paye des taxes !Comme pour les salariés, qui payent des impôts dans le pays où ils travaillent, les patrons doivent payer des taxes dans le pays où ils font des profits. «Il faut réintroduire de la justice fiscale en Europe».

2) Garantie jeunesse. Lutte contre le chômage de masse. Les jeunes payent une crise qui est due à l’activité des spéculateurs et qui n’est pas de leur fait, il faut mettre la création d’emploi au coeur de nos politiques.

3) Lutter contre les inégalités salariales entre hommes et femmes.

4) Instaurer un salaire minimum en Europe

5) Défendre notre industrie, réindustrialiser notre économie et la réorienter vers l’économie réelle.

6) Marché européen : «Nous sommes le marché le plus riche du monde, tout le monde veut avoir accès à notre marche. Je propose que ceux qui veulent avoir accès à notre marché respectent nos normes et nos valeurs»

>> Toutes les propositions de Martin Schulz sur son site web

Martin Schulz rappelle qu’il a été maire d’une ville en Allemagne, «ce dont l’Europe a besoin aujourd’hui, c’est d’un président qui connaisse les difficultés quotidiennes de nos concitoyens».

Il appelle a lutter contre le populisme sauvage et se rappeler l’objectif de paix de l’Europe : «N’oublions jamais le 1er septembre de cette année il y a 75 ans que la 2e guerre mondiale a commencé, c’est très court dans l’Histoire». L’Europe est la réponse historique à la 2e guerre mondiale.

>> Toutes les photos du meeting

>> Notre argumentaire «74 questions et réponses pour réorienter l’Europe»

>> Pour tout savoir sur nos candidats, Martin Schulz, et notre programme, c’est par ici !