Notre-Dame-des-Landes

Le Président de la République a choisi, en mai, de s’accorder du temps sur le projet de transfert de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes en demandant un nouveau rapport d’expertise. Les conclusions des médiateurs ont été remises hier au Premier ministre.

Ce rapport propose deux alternatives : soit un transfert à Notre-Dame-des-Landes, soit une impasse pour notre territoire.

Aucun élément n’est analysé après 2040, ce qui, à l’échelle du développement d’un territoire, est une étude à court terme. Quelles seront les conséquences, en cas de maintien de l’aéroport à Nantes-Atlantique, d’une fermeture de trois mois minimum ? De plus, cette option de maintien propose un projet décentré de l’Ouest de la France qui n’intègre plus la Bretagne et ne répond plus aux enjeux du Grand Ouest qui vont accueillir 1,5M d’habitants d’ici 2040. Enfin, ce choix ne prend pas non plus en compte le développement industriel de notre région, dont le dynamisme n’est plus à prouver.

L’agrandissement de l’aéroport actuel signifiera plus de nuisance pour de plus en plus d’habitants. En effet, la Métropole nantaise est très attractive, et accueille chaque année près de 5000 habitants supplémentaires. Cela signifie donc plus de bruit et plus de problèmes de santé pour plus de 70 000 habitants.

Le rapport remis par les médiateurs consacre sept pages aux procédures à mener et semble vouloir nous faire croire qu’elles seront adoptées en seulement deux années, alors que l’ensemble des procédures pour Notre-Dame-des-Landes a pris 15 ans.

Le Président doit désormais décider en homme d’Etat. Pour cela, il doit appuyer sa décision sur des piliers de notre République :

  • La Justice : Déclaration d’Utilité Publique confortée par 179 décisions de justice,
  • La Démocratie : Un projet porté par les collectivités représentant 8 millions d’habitants et une consultation avec un « oui » massif,
  • L’autorité de l’Etat.

La Fédération de Loire-Atlantique réitère son soutien au transfert de l’aéroport sur le site de Notre-Dame-des-Landes, pour éviter une impasse et laisser la place à la seule alternative : celle du développement de notre territoire et l’avenir de ses habitants.

Fabrice Roussel,
Premier secrétaire fédéral