Les enseignant·e·s : les mal-aimé·e·s du Gouvernement

  COMMUNIQUÉ   Les enseignant·e·s : les mal-aimé·e·s du Gouvernement

Alors que leurs missions se complexifient et se diversifient, les directrices et directeurs d’école ne sont pas considérés à la hauteur de leur engagement professionnel.

Responsables du lien pédagogique avec leurs collègues (sans pour autant avoir d’autorité sur eux), responsables de leurs élèves, de tous les élèves de leur école, responsables du lien avec les parents de leurs propres élèves et des parents de tous les élèves de leur école. Elles et ils assurent aussi la sécurité des biens et des personnes dans leurs établissements. Les directrices et directeurs d’écoles font partie des héros de notre quotidien.

Chargé·e·s des difficultés de tou·te·s, des émotions de tou·te·s, ils·elles font le lien aussi avec leur hiérarchie, la mairie, propriétaire des murs et pour finir, c’est encore eux·elles qui balaieront les feuilles mortes sous le préau afin que les enfants ne glissent pas quand ils seront en récréation.

Faut-il s’étonner des drames qui peuvent survenir comme à Pantin ? Les directrices et directeurs d’écoles ne disposent pas du temps nécessaire pour assurer leurs missions dans de bonnes conditions. La Fédération de Loire-Atlantique du Parti socialiste considère que la réponse du Ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer n’est absolument pas à la hauteur. La seule réforme du statut du directeur d’école ne peut suffire à répondre au malaise profond des directrices et directeurs d’écoles.

Par-delà cette fonction, ce sont toutes les catégories professionnelles de l’Éducation nationale qui sont concernées par la fatigue, la perte de sens du métier, sans réelle médecine du travail, sans prévention des risques psycho-sociaux alors que c’est un métier relationnel.

Aucune perspective de carrière, aucune prise en compte de l’âge ni d’accompagnement pédagogique. L’enseignant·e est désormais un·e «autoentrepreneur·e» qui achète ses outils de travail, les fabrique. L’État lui passe commande par le bais des programmes et le rémunère -dix mois sur douze annualisés- et lui demande de se former pendant ses vacances pour mieux exercer son métier.

Nous appelons le Gouvernement et en premier lieu le Ministre Blanquer, à enfin considérer les enseignant·e·s comme les professionnel·le·s qu’ils et qu’elles sont. Il est urgent de mettre en œuvre une véritable politique de ressources humaines.

Ici comme à l’hôpital, dans la police, ce sont nos héros du quotidien qui sont mis à mal suite à l’abandon des services publics par ce gouvernement.

Valérie LIEPPE
Membre du Bureau fédéral, groupe de travail « Éducation »