Le Planning familial a 60 ans !

À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, le Parti socialiste s’associe à la célébration du soixantième anniversaire du Planning familial, et salue son combat pour améliorer les droits des femmes après les attaques proférées par des dirigeantes du Front National.  Les centres de planification et d’éducation familiale doivent être défendus pour garantir le droit des femmes à disposer de leur corps comme première condition de leur autonomisation et de leur émancipation.

Le Planning familial naît en 1956 avec la création de la maternité heureuse, une association pour changer les mentalités, autoriser la contraception et permettre aux femmes d’avorter en toute liberté. L’avortement alors était criminalisé, et les femmes forcées d’avorter dans la clandestinité et dans des conditions sanitaires dangereuses.  La loi Veil votée en 1975 grâce aux voix de la gauche, doit beaucoup à la mobilisation des féministes et des militant-e-s du Planning familial. L’avortement est alors autorisé pour la femme enceinte placée en situation de détresse.

Les gouvernements de gauche successifs ont permis de démocratiser ce droit et de le rendre plus accessible. Depuis 2012, le gouvernement a mis en œuvre des engagements importants avec le remboursement complet des examens préalables à l’IVG, la suppression du délai de réflexion de 7 jours nécessaire entre deux consultations, et l’abandon de la notion de détresse. La légalisation du droit à l’avortement ne doit pas occulter le véritable enjeu : l’accès des femmes à exercer leur droit qu’elle que soit leur condition sociale. Dans un moment où la société est traversée par le repli sur soi, les femmes doivent garder un point de vigilance sur leurs droits car ils ne sont jamais acquis. Les socialistes considèrent que l’égalité entre les femmes et les hommes est le cœur battant de la démocratie.

Claude ROIRON, Secrétaire nationale chargée des droits des femmes