Édito du 7 janvier 2022

 ÉDITO   Belle année 2022 à toutes et tous !

« Il ne faut pas de tout pour faire un monde » disait le poète Paul Éluard, « il faut du bonheur et rien d’autre. Pour être heureux, il faut simplement y voir clair et lutter sans défaut…« 
Quel bonheur pourrions-nous nous souhaiter collectivement, quelle lutte devons-nous mener ?

Tout d’abord faire que l’appel de notre candidate, Anne Hidalgo, au rassemblement, à l’union des forces de gauche soit suivi d’effet. Sans ce rassemblement, la gauche émiettée ne sera jamais au second tour.

Ensuite, il faut agir de sorte que ce rassemblement ne soit pas une union de circonstance. Il faut que tous les courants de la gauche réussissent à dépasser les quelques divergences qui les opposent pour s’unir autour de tout ce qui les rassemble. Il nous faut à nouveau imposer une culture commune autour de l’écologie et du progrès social.
C’est à partir de cette culture commune que nous pourrons proposer d’abord dans le court terme un projet commun pour la présidentielle puis un projet commun pour les législatives et ensuite une vision à long terme de notre pays.

Il faut en finir avec l’atrophie du débat démocratique dans notre pays: le pouvoir est concentré entre les mains du monarque républicain, le parlement est affaibli et ne parvient pas à mettre en scène puis à résoudre les conflits qui fracturent notre société. Les campagnes électorales se résument à jauger la personnalité des candidat·e·s à la présidentielle, sans véritable débat sur les programmes.

Il faut en finir avec un président qui, cyniquement, par pur petit calcul politicien, explique vouloir emmerder les non-vaccinés. Certes ces derniers posent un problème : leur obscurantisme génère l’embolie des hôpitaux et freine la maîtrise de la pandémie. Mais ce n’est pas le rôle d’un président de la République de parler ainsi et de contribuer à fracturer davantage le pays. Son rôle est d’unir le pays derrière des objectifs à moyen et long terme. Polémiquer avec une fraction de la population c’est plus le rôle d’un premier ministre ou d’un ministre.

Alors le bonheur ici consisterait à en finir avec cette monarchie républicaine, cette société du clash et de la confrontation permanente.

Enfin, à titre personnel, je t’adresse mes vœux les plus chaleureux pour cette nouvelle année.

Dominique Raimbourg, Premier secrétaire fédéral.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *