Édito du 30 octobre 2020

  ÉDITO   Responsabilité, civisme et solidarité

Depuis ce vendredi notre pays est de nouveau confiné. L’objectif est clair : éviter un engorgement des hôpitaux face à une forte recrudescence des contaminations par la Covid-19. Devant une telle pandémie nous devons faire preuve de responsabilité, de sens civique et de solidarité afin de protéger les plus fragiles, en respectant les gestes barrière et les nouvelles consignes de l’État. Chacun·e à son niveau, dans le cadre familial, professionnel, associatif a son rôle à jouer pour que collectivement nous puissions surmonter cette deuxième vague.

Pour autant, deux points me paraissent poser question : la pratique du pouvoir actuel et le manque d’anticipation du gouvernement. Emmanuel Macron s’est enfermé dans une pratique solitaire du pouvoir. Il fait les annonces en direct à la télévision et le lendemain seulement le Parlement est convoqué pour en être informé par le Premier ministre. Il y a un problème démocratique. Le Parlement ne joue pas son rôle et c’est voulu ainsi par le Président de la République.

Quant au manque d’anticipation il est assez évident. Après le premier confinement qui, rappelons-le, a été efficace car il a permis de limiter les contaminations, la saturation totale de notre système de santé et ainsi de sauver des vies, la phase de déconfinement a été ratée. Trop rapide, sans précautions suffisantes laissant penser que nous étions sortis d’affaire. C’est ce qui a abouti à la deuxième vague dont pourtant le Gouvernement nous assurait imprudemment qu’elle ne surviendrait pas. J’espère que d’ores et déjà la manière dont progressivement nous sortirons du deuxième confinement va être mieux travaillée et préparée. Sinon hélas, une troisième vague sera inéluctable.

Toutes les Françaises et tous les Français participent à cet effort collectif mais j’ai une pensée toute particulière pour les professionnel·le·s, salarié·e·s, indépendant·e·s, commerçant·e·s dont l’activité s’est purement et simplement arrêtée hier soir. L’État doit être à la hauteur et les accompagner comme il doit le faire pour les plus fragiles, pour ces Français·e·s qui ont basculé dans la précarité. La solidarité doit jouer pleinement.

Dominique RAIMBOURG, Premier secrétaire fédéral