Édito du 25 septembre 2020

  ÉDITO   La sécurité est un droit pour chacun·e

La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 l’énonçait déjà clairement : la sécurité (sureté) est un droit pour chacun·e au même titre que la liberté, la propriété et la résistance à l’oppression (article 2). Peu importe la ville, le quartier où l’on vit, chacune et chacun a le droit à la sécurité. C’est une revendication légitime.
Face à la montée de la délinquance, des traffics et atteintes à la personne, cette question est devenue un enjeu majeur.

Trop souvent, plutôt que d’aborder ce sujet avec sérieux et détermination, on en fait un thème de polémique stérile et d’instrumentalisation politique. Nous l’avons observé lors de la dernière campagne des municipales. À Nantes notamment nous avons vu comment la droite en faisait un quasi unique sujet de campagne espérant occulter le bilan et le projet de la gauche derrière ce pare-feu.

Pour autant il ne faut pas nier que c’est un enjeu essentiel pour la gauche de responsabilité. On attend de nous des solutions et un engagement sans faille. Les solutions sont multiples de l’éducation à la prévention, de la proximité à la sanction. C’était le sens de l’interpellation du Premier ministre Jean Castex par Johanna Rolland sur France2 ce jeudi soir. Car il est temps que l’État, au même titre que les collectivités locales, prenne ce sujet à bras le corps, qu’il y ait une cohérence dans les réponses apportées et une plus grande synergie des différents acteurs.

Dominique RAIMBOURG, Premier secrétaire fédéral