Édito du 19 novembre 2021

 ÉDITO   Du pain et des roses

Ce titre pourrait presque résumer l’essence d’un programme socialiste. Le pain pour vivre mieux et les roses pour redonner espoir et optimisme. C’est ce que nous retrouvons dans les premières mesures annoncées par notre candidate à la présidentielle, Anne Hidalgo.

Donner à chacune et chacun les moyens de vivre dignement :
  • en augmentant le SMIC immédiatement de 10 à 15%;
  • en mettant en place une négociation salariale dans les branches professionnelles;
  • en revalorisant les professions à forte utilité sociale dont nous mesurons l’importance depuis le début de la crise sanitaire (infirmier·ère·s, aides-soignant·e·s…);
  • en garantissant dans les 5 ans l’égalité salariale entre les femmes et les hommes;
  • en revalorisant significativement la rémunération de l’ensemble des professionnel·le·s qui concourent à l’éducation de nos enfants;
  • en créant une assurance chômage universelle;
  • en limitant à un tiers la part des revenus consacrée au logement.

Ces mesures en faveur du pouvoir d’achat s’accompagneront aussi d’engagements forts pour la survie de notre planète. L’objectif de neutralité carbone en 2050 pour lutter contre le réchauffement climatique est clairement affiché. D’où la proposition concrète de créer un ISF climatique pour faire financer la transition énergétique par les plus fortuné·e·s.

Viennent maintenant les roses qui embellissent la vie. L’éducation, l’égalité, la santé, la sécurité sont des éléments qui permettent à chaque citoyen·ne de s’épanouir. Ainsi la défense de l’hôpital public, la création d’une police de sécurité du quotidien, la mise en oeuvre d’un service public de la petite enfance pour en finir avec le casse tête des garde d’enfants et mieux accueillir les petites et les petits, l’abaissement du droit de vote à 16 ans pour permettre un renouveau de la démocratie dans notre pays…seront autant d’avancées pour améliorer le quotidien des Français·e·s et leur redonner espoir en l’avenir.

Enfin, Anne Hidalgo défend le droit de mourir dans la dignité. C’est-à-dire donner à chacun·e, dans le cas de pathologies irréversibles, le droit de choisir sa fin de vie. Certain·ne·s me retorqueraient qu’on passe ainsi des roses aux chrysanthèmes mais cela marquera une avancée majeure dans notre pays.
Nous n’en sommes qu’aux toutes premières mesures du projet qu’Anne Hidalgo va progressivement présenter aux Français·e·s mais déjà il nous appartient de les partager et montrer qu’une autre voie est possible loin des déclinistes, des nostalgiques, des extrémistes et des fatalistes.

Dominique Raimbourg, Premier secrétaire fédéral.