Édito du 18 décembre 2020

  ÉDITO  Au revoir 2020 !

L’année 2020 va bientôt toucher à sa fin, autant dire que nous ne la regretterons pas. La crise sanitaire a lourdement et durablement impacté nos vies, à la fois notre vie personnelle, notre vie au travail et notre vie collective. Les plus précaires sont les plus touchés, c’est vers eux que nous devons avoir une attention renforcée et que l’État doit mobiliser des moyens supplémentaires.

J’ai évidemment une pensée toute particulière pour l’ensemble des personnels de santé qui sont mobilisés depuis des mois face à la pandémie et font face aux vagues successives de contaminations et de surcharge de nos services hospitaliers.

Parce que nous en sommes privés depuis des mois nous mesurons combien l’accès à la culture est essentiel. La culture et celles et ceux qui la font vivre sont en danger tout comme certaines professions, à commencer par le secteur de la restauration. Nous leur témoignons toute notre solidarité. Les Français·e·s ont montré une capacité d’adaptation, un vrai sens des responsabilités et d’une solidarité intergénérationnelle que je tiens à saluer.

Même si la période s’y prête, je ne me lancerai pas dans une liste au Père Noël de tout ce que nous pourrions souhaiter : une plus grande mobilisation dans la lutte contre le réchauffement climatique pour la préservation de notre planète, une lutte plus efficace contre la précarité, un Smic à 1500€, une production agricole plus durable, un confortement de nos services publics qui ont montré, s’il en était encore besoin, leur caractère essentiel dans ces périodes difficiles, une réforme de nos institutions pour une démocratie plus vivante, la mise en place d’un impôt européen sur les sociétés, garantir enfin l’égalité entre les femmes et les hommes, gagner la bataille contre les discriminations…
Toutefois, considérons bien que nous n’avons pas besoin du Père Noël, il nous suffit de réussir à nous unir à gauche et de mener ensemble les combats électoraux qui s’annoncent. Ainsi, nous pourrons, je l’espère, voir nos vœux s’exaucer !

Dominique RAIMBOURG, Premier secrétaire fédéral