Édito du 16 octobre 2020

  ÉDITO   Crise sanitaire : Notre système de santé n’a pas été suffisamment soutenu

La crise sanitaire qui frappe la planète est inédite et il n’est pas simple d’y faire face. J’en conviens évidemment. On pourra d’ailleurs me rétorquer qu’il est facile de critiquer quand on n’est pas aux responsabilités. Mais justement, nous sommes aux responsabilités dans les collectivités locales et nos élu·e·s, nos maires, président·e·s de conseils départementaux et régionaux sont en première ligne et gèrent une situation qui dure dans le temps.

Alors oui, dans un cadre démocratique, il est possible d’apprécier les annonces du Président de la République et de considérer qu’elles sont drastiques, incomplètes et manquent de cohérence. Ces annonces inquiètent légitimement nombre de professionnel·le·s déjà lourdement touché·e·s comme dans le secteur de la culture ou de la restauration.
J’espère sincèrement que ces mesures de couvre-feu seront efficaces et contribueront à endiguer la propagation du virus. Bien évidemment il faut appliquer ces mesures car l’heure est toujours à la lutte contre le virus. Le temps du bilan viendra plus tard.

Mais il faut bien se le dire, c’est d’abord et avant tout la situation de l’hôpital public qui est le sujet principal. Les promesses du Ségur ne sont pas mises en œuvre, les 4000 lits de réanimation et les postes supplémentaires annoncés n’ont pas été créées. Les engagements salariaux n’ont pas été tenus. C’est ce qui fragilise la capacité de notre pays à faire face à la seconde vague de l’épidémie là où on pouvait s’attendre à une meilleure anticipation et préparation. Hélas notre système de santé, après la première vague, n’a pas bénéficié du soutien nécessaire.

Quant à la crise sociale qui s’étend, les mesures d’accompagnement des familles, des jeunes et des plus précaires ne sont pas à la hauteur des attentes.

Dominique RAIMBOURG, Premier secrétaire fédéral