Édito du 12 juin 2020

  ÉDITO   La pandémie, nouveau révélateur du besoin de plus d’Europe

Notre réflexion collective durant le confinement l’a montré sans équivoque : nous aspirons à plus d’Europe, une Europe plus intégrée, plus solidaire, plus protectrice et plus citoyenne.
La pandémie a rendu flagrante la faiblesse de notre économie européenne et la vulnérabilité de nos États pour assurer la santé des citoyen·ne·s.
Après des hésitations, l’Europe lance des plans d’aides d’ampleur inégalée, enfonçant au passage des tabous de l’orthodoxie libérale : une forme de mutualisation des dettes voit le jour ; cinq États, dont la France et l’Allemagne, demandent une vraie intégration européenne du secteur de la santé et le Green Deal s’est déjà imposé à l’agenda européen, porté notamment par nos député·e·s européen·ne·s.
Enfin, cet automne, doit s’ouvrir la Conférence sur l’Avenir de l’Europe, dont l’objectif, dans les deux années qui viennent, est de redéfinir notre démocratie européenne et à laquelle les citoyen·ne·s européen·ne·s seront appelé·e·s à participer. Prévue pour répondre aux vives inquiétudes suscitées par le Brexit et la crise humanitaire qui ont fissuré la cohésion européenne, parions que cette conférence se saisira aussi des nouveaux défis que sont l’urgence climatique et la protection sanitaire et sociale.
À nous, socialistes français·e·s et européen·ne·s d’y prendre toute notre place, et de ne plus laisser l’Europe aux mains du seul marché, ni des europhobes.

Frédéric Engelmann, Section de Nantes Centre-Sud.