Édito du 11 décembre 2020

  ÉDITO  La laïcité, pilier de notre République

Ce mercredi 9 décembre, le Gouvernement a présenté en Conseil des ministres un projet de loi « confortant le respect des principes de la République ». Évidemment cette date ne doit rien au hasard, jour anniversaire des 115 ans de la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905 qui régit notre laïcité.

Il est parfois dangereux de vouloir jouer ainsi avec de tels symboles républicains surtout lorsque les motivations inavouées sont purement politiciennes. J’aurais préféré que le Président de la République réaffirme son attachement sans faille à la laïcité et nous en donne la preuve par des actes. Ce n’est hélas pas le cas.

La loi de 1905 sur la laïcité est une loi d’équilibre, d’apaisement, de tolérance, de liberté individuelle, celle de croire ou de ne pas croire, de pratiquer librement sa religion tant que « cela ne fait pas obstacle à la loi de la République ».

Aujourd’hui nous devons toujours et encore défendre la laïcité et éviter le double écueil de celles et ceux, d’une part, qui veulent l’instrumentaliser au détriment d’une partie de nos concitoyen·ne·s ou d’une religion et celles et ceux, qui au contraire, veulent « assouplir » ou proposer de nouvelles interprétations qui ne viendraient en réalité qu’affaiblir notre laïcité.

Je tiens à saluer l’heureuse initiative des 19 Président·e·s de départements de gauche qui ont co-signé une tribune publiée par le JDD. Notre camarade Philippe Grosvalet en est le premier signataire rappelant combien « la laïcité est au cœur de notre identité » et appelant à « un nouveau pacte laïc entre l’État, les collectivités et les corps sociaux ».

115 ans après son adoption, la loi de 1905 est toujours d’actualité mais elle n’est pas toujours comprise. Il nous faut donc défendre ce bel héritage des Lumières, d’Aristide Briand et de Jean Jaurès.

Dominique RAIMBOURG, Premier secrétaire fédéral