Édito du 04 décembre 2020

  ÉDITO  Entre populisme et macronisme : travailler et trouver l’espace

Alors que les États-Unis s’apprêtent à tourner difficilement la page populiste de Donald Trump à la Maison Blanche, qu’en France, au-delà des Régionales et Départementales, l’élection présidentielle se profile déjà, nous ne pouvons que nous interroger sur notre capacité à sortir, à gauche, d’une logique populisme contre libéralisme en proposant une véritable alternative de Gauche.

Nous tirons des leçons de nos échecs passés et reconnaissons l’impérieuse nécessité de davantage nous ouvrir vers les citoyen·ne·s, vers de nouveaux acteurs associatifs, partenaires sociaux et universitaires pour échanger et faire des propositions nouvelles.

Notre parti est conscient du chemin qu’il lui reste à parcourir pour retisser des liens de confiance avec les citoyen·ne·s. C’est, je le crois, le sens des propositions d’Olivier Faure lors du dernier Conseil national.

Si nous voulons de nouveau être crédibles et entendu·e·s par les classes moyennes et populaires, reconquérir un électorat en partie perdu, il nous faut travailler sans relâche. À nous de savoir appréhender les nouveaux enjeux liés à l’évolution du monde du travail, à l’impact des nouvelles technologies, à nous d’affirmer nos propositions en matière de transition écologique, de laïcité, d’éducation, de santé publique, d’agriculture et d’alimentation, d’ imaginer les services publics de demain. C’est à la gauche de porter le combat pour l’égalité des droits, contre les discriminations, de défendre les plus modestes et d’imaginer les nouvelles formes de solidarité face à des précarités qui évoluent et que la crise sanitaire vient encore accentuer.

Parce que nous ne nous résoudrons jamais à penser que la progression de l’extrême droite est inéluctable, nous devons aussi nous exprimer sur des sujets comme la sécurité, la justice, l’immigration, la laïcité…

Appuyons-nous sur les expériences locales, faisons confiance à nos territoires pour être force d’innovation et d’expérimentation.

Fort de ses valeurs et au sein d’une gauche que je souhaite la plus unie possible, le Parti socialiste doit tenir toute sa place et pleinement incarner ces combats.

Je souhaite que notre fédération prenne toute sa part dans ce travail collectif. Nous le faisons régulièrement comme la semaine dernière avec les initiatives des sections de Nantes Centre-Sud sur la démocratie citoyenne ou de Vertou-Goulaine sur les nouvelles formes de travail ; comme samedi avec une matinée consacrée à l’agriculture de demain; comme ce mercredi par l’audition de Jean-Jacques Urvoas au sein du groupe de travail sécurité et tranquillité publique. Le travail de la Fabrique de la Région ou la préparation des échéances départementales avec la diffusion du bilan 2015-2021 (base de travail à la préparation du projet), sont autant de démarches qui contribuent à nous faire progresser collectivement et à nourrir nos propositions.

Nous sommes sur la bonne voie, poursuivons !

Dominique RAIMBOURG, Premier secrétaire fédéral