Édito du 02 avril 2021

  ÉDITO  Pandémie, Confinement et élection

Nous voici donc confiné·e·s pour quatre nouvelles semaines. Si personne ne nie la difficulté de la situation, la gestion de cette crise laisse pourtant à désirer.

Tout d’abord, elle renforce la concentration des pouvoirs au profit du président de la République qui en a déjà trop. Quand Angela Merkel discute des heures avec les représentant·e·s des Länder, quand la même en Angela Merkel fait voter ces dispositions après un débat au parlement allemand, le parlement français est cantonné au rôle de chambre d’enregistrement. C’est pourquoi Valérie Rabault, présidente du groupe Socialistes & apparentés à l’Assemblée nationale, a refusé de participer au vote ce jeudi 1er avril. Au-delà, l’absence d’une commission parlementaire spéciale pour suivre les mesures sanitaires et l’état d’urgence est une grave carence de démocratie.

On s’étonne également que n’ait pas été prévue une augmentation du nombre de lits en réanimation, peut-être en réquisitionnant des retraité·e·s, des étudiant·e·s en santé, etc.

Quant à la vaccination, les annonces se sont multipliées. La réalité sur le terrain est bien différente : il est très difficile de décrocher un rendez-vous pour se faire vacciner.

La même constatation d’imprévision s’impose pour les élections régionales et départementales prévues au mois de juin. Les consultations sont en cours pour décider d’un éventuel report. Cependant, on s’étonne que des mesures n’aient pas été pensées avec un programme de vaccination des candidat·e·s, des président·e·s et assesseurs des bureaux de vote, du personnel municipal chargé de l’organisation des élections. Israël et le Portugal ont réussi à tenir des élections. Il y avait là, matière à exemple.

Dominique RAIMBOURG, Premier secrétaire fédéral