Baisse des loyers : le logement social ne peut pas être sacrifié

  COMMUNIQUÉ   Baisse des loyers : le logement social ne peut pas être sacrifié

Aujourd’hui, jour d’ouverture du 78e Congrès de l’Union Sociale pour l’Habitat (USH) à Strasbourg, nous apportons notre soutien à l’ensemble des acteurs du logement social (bailleurs, collectivités locales, élus, associations, artisans, etc.)

Après la baisse généralisée de l’Aide Personnalisée au Logement de 5 euros par mois, le Gouvernement a décidé d’imposer aux bailleurs sociaux une baisse d’environ 50 euros les loyers de leurs locataires touchant l’APL.

La fédération de Loire-Atlantique du Parti socialiste s’oppose à la décision du Gouvernement de vouloir faire une économie sur les seuls logements sociaux, alors qu’en Loire-Atlantique par exemple, près de 60% des habitants y sont éligibles et que le quota légal de 25% de logements sociaux n’est pas encore atteint.

Cette mesure est injuste car elle touche uniquement les bailleurs sociaux, qui pratiquent déjà des loyers accessibles (360 € par mois en moyenne à Habitat 44). Comment expliquer que rien n’est envisagé pour les propriétaires privés ?

Pour Habitat 44, Nantes Métropole Habitat et Silène, les trois grands offices publics HLM du département, cette perte représentera la totalité de leur autofinancement provoquant une incapacité à effectuer les emprunts nécessaires, alors que les besoins sont immenses en terme de logement social. La Loire-Atlantique doit notamment offrir un toit à 450 000 habitants supplémentaires d’ici 2050.

Nos politiques publiques en cours sont menacées et les impacts immédiats sur le territoire sont inacceptables : renoncer à la construction de 350 à 400 logements neufs (perte de recettes a minima 20M€ sur Nantes Métropole), à l’entretien du parc HLM (parc ancien de plus de 40 ans d’âge moyen) et faire une croix sur l’atteinte des exigences de l’Accord de Paris en matière de performance énergétique.

Rappelons que le droit au logement décent est une obligation, un élément de dignité, de sécurité et une condition de l’épanouissement personnel et familial. Mais, en chargeant les bailleurs sociaux sous couvert d’économie budgétaire, c’est la qualité des logements qui sera impactée, touchant en premier lieu les plus pauvres.

Nous dénonçons cette mesure préoccupante et inadaptée et nous veillerons à ce que l’accès de tous au logement reste préservé.

Fabrice Roussel, Premier secrétaire fédéral